Gutenberg - la Bible de l'utilisateur

Cet article prend 15 minutes à lire et comporte 3652 mots.

Gutenberg est le nouvel éditeur par défaut de WordPress. Avec une nouvelle interface et de nouveaux outils, il n'a strictement rien à voir avec l'éditeur classique auquel nous étions tous habitué. Voyons comment en tirer le meilleur parti.

Vous avez déjà entendu parler de Gutenberg ? Mais non, pas le vieux monsieur à longue barbe des livres d’Histoire ! L’outil de compo­si­tion par défaut de WordPress !

Au vu des réac­tions susci­tées par son inté­gra­tion au cœur de WordPress, je suppose que oui. Aimé par les uns, haï par les autres, il ne laisse pas vrai­ment indif­fé­rent.

Tout le monde n’est pas convaincu de son utilité, et beau­coup refusent tout simple­ment de l’uti­li­ser, que ce soit pour ne pas chan­ger ses habi­tudes, ou parce qu’ils ne retrouvent pas les fonc­tion­na­li­tés dont ils ont besoin. Il n’y a qu’a voir l’en­goue­ment pour l’ex­ten­sion « clas­sic Editor », active sur plus de 3 millions de sites.

Mais vu qu’il est désor­mais l’édi­teur par défaut, autant apprendre à s’en servir et à en tirer le meilleur parti.

Cet article n’est pas une ode à Gutenberg, pas plus qu’un billet assas­sin, et l’on ne revien­dra ni sur les origines du nom ni sur celles du projet. J’ai déjà donné dans l’hu­meur dans l’ar­ticle Ghost – Une alter­na­tive à WordPress ? et pour les origines, vous les trou­ve­rez dans l’ar­ticle J’ai essayé Gutenberg. Aujourd’hui, nous allons juste décou­vrir plus en détail cet éditeur et voir comment l’uti­li­ser au mieux.

Vous verrez, les capa­ci­tés par défaut de Gutenberg sont plus qu’in­té­res­santes. J’ai moi-même décou­vert en le rédi­geant des blocs que je n’avais pas remar­qués, et même si la mise en page de certaines sections de cet article ne sont pas des plus heureuses, elles montrent la puis­sance et la flexi­bi­lité de l’ou­til.

Et au fur et à mesure de mes décou­vertes, ou des évolu­tions de Gutenberg, je ne manque­rai pas de mettre cet article à jour.

C’est d’ailleurs une des raisons qui devraient vous inci­ter à vous abon­ner
– et c’est promis, je n’en­ver­rai jamais de lettre à des fins publi­ci­taires.

Je n’abor­de­rai pas dans cet article les exten­sions éten­dant les capa­ci­tés de l’édi­teur via l’ajout de nouveaux blocs : dans le vaste monde des exten­sions WordPress, certaines durent, d’autre pas.

Chaque exten­sion utile aura son petit article, histoire de flat­ter son ego et de ne pas atteindre le mien avec un article obso­lète avant même sa publi­ca­tion 😉

Par contre, j’ai posé la ques­tion au support, si en acti­vant l’ex­ten­sion Gutenberg dans WordPress 5.x, on utili­sait l’ex­ten­sion ou la version inté­grée dans le cœur de WordPress.

La réponse est que c’est l’ex­ten­sion qui prend le dessus, permet­tant ainsi de béné­fi­cier des dernières mises à jour de Gutenberg, sans attendre la version suivante de WordPress.

When the plugin is instal­led, it is what will be used over the core version. This is to ensure you get all the new features that get tested via the plugin before they are relea­sed in core 🙂

Marius L. J. (@clorith)

Si vous subis­sez des plan­tages inex­pli­qués lors de l’édi­tion, ou si vous voulez vous aussi profi­ter des dernières mises à jour, je vous recom­mande d’ins­tal­ler l’ex­ten­sion Gutenberg – c’est d’ailleurs ce que j’ai fait sur ce blog, ou plus exac­te­ment, sur tous mes sites propul­sés par WordPress.

Mais atten­tion ! Vous pouvez aussi remar­quer certains compor­te­ments « bizarres » en instal­lant Gutenberg (l’ex­ten­sion) dans WordPress 5.+ dont :

  • nombre de mots inopé­rant (1 mot, quel que soit le nombre réel)
  • bugs dans l’af­fi­chage de la liste des articles dans l’in­ter­face d’ad­mi­nis­tra­tion

La mani­pu­la­tion est donc à faire avec précau­tion.

Prise en main de Gutenberg

Que vous vouliez écrire un nouvel article ou mettre en ligne une nouvelle page, Gutenberg est l’in­ter­face par défaut, incon­tour­nable depuis WordPress 5.0, dans sa confi­gu­ra­tion d’ori­gine.

Pour les besoins de cet article, je me suis servi d’une instal­la­tion vierge de WordPress (v. 5.0.3), sans exten­sion, sans rien d’autre que ce que nous offre l’ins­tal­la­tion par défaut.

Dès votre arri­vée dans l’in­ter­face d’édi­tion, vous êtes pris en main avec une série de quatre astuces qui vous serons présen­tées jusqu’à ce que vous en ayez fait le tour et cliqué sur J’ai compris.

Et main­te­nant, c’est à vous, vous êtes lâché comme un lion dans l’arène, à vous d’af­fron­ter Gutenberg !

Mais vous n’êtes pas seul. Découvrons ensemble…

L’interface de l’éditeur

C’est un écran dépouillé, presque vierge, qui s’offre à vous. Il n’y a que la barre d’ou­tils en haut de l’écran, la barre contex­tuelle, à droite, et les indi­ca­teurs des premières zones de saisie, pour le titre et le contenu.

Écran d'accueil de l'éditeur Gutenberg
Écran d’ac­cueil de l’édi­teur Gutenberg

Voyons point par point les éléments de cette inter­face. Pour commen­cer, intéressons-nous à…

La barre principale d’outils

La barre d’ou­tils en haut de l’écran permet de connaitre tout de l’état de votre publi­ca­tion, et d’ef­fec­tuer les actions essen­tielles.

Cette barre d’ou­tils comporte deux sections, une à gauche, une à droite.

Barre d'outils de Gutenberg
Barre d’ou­tils de Gutenberg

La section 1, à gauche, concerne l’édi­tion du docu­ment en cours. La section 2, à droite, sert prin­ci­pa­le­ment pour enre­gis­trer le docu­ment, et pour les actions non usuelles.

Section de gauche

Blocs Gutenberg - vue par défaut
Blocs Gutenberg – vue par défaut
Blocs Gutenberg - box fermée
Blocs Gutenberg – box fermée

le bouton donne accès aux diffé­rents types de blocs, où qu’il soit situé dans l’édi­teur, et l’in­sère à la suite du bloc courant (celui où votre curseur est posi­tionné). Si vous cher­chez un bloc parti­cu­lier, vous pouvez fermer les onglets internes avec le chevron ou effec­tuer une recherche dans le champ texte.

Vous remar­que­rez aussi que lors de la créa­tion d’un nouveau bloc, vous avez trois petites icones sur la droite, en fait, les trois types de bloc les plus utili­sés.

Les flèches vers la gauche et vers la droite permettent d’an­nu­ler ou de refaire une action (précé­dem­ment annu­lée).

Aperçu du document
Aperçu du docu­ment

Quant au bouton il permet de tout savoir du docu­ment en cours : le nombre de mots, de titres, de para­graphes et de blocs, plus une table des matières permet­tant une navi­ga­tion rapide au sein du docu­ment.

Intéressant quant on est dans un docu­ment rela­ti­ve­ment long (et bien struc­turé), pour reve­nir à un para­graphe précé­dent par exemple, puis pour retour­ner en fin de docu­ment sans scrol­ler à vue avec la souris.

Pour visua­li­ser le travail rédac­tion­nel accom­pli. Ou pour connaître le nombre de mots, quant on a par exemple une ligne à suivre : pas moins de / pas plus x mots.

Le bouton suivant, permet la navi­ga­tion dans les blocs. Mais vu que les blocs se nomment quasi­ment tous para­graphe, ce n’est pas – à mon avis – très intui­tif. Mais ce « navi­ga­teur » peut se révé­ler utile pour retrou­ver une gale­rie par exemple.

Section de droite

À droite, vous avez tous les outils pour l’en­re­gis­tre­ment (Enregistrer le brouillon et Publier ou Mettre à jour), l’icone pour passer en vue large (utile pour la saisie au kilo­mètre, sans mise en forme parti­cu­lière) et l’icone pour accé­der aux fonc­tions avan­cées. Nous revien­drons sur les fonc­tions avan­cées plus tard dans l’ar­ticle.

À noter le compor­te­ment par défaut de Gutenberg pour la publi­ca­tion : il vous demande si vous voulez vrai­ment publier l’ar­ticle, ce qui évite les mises en lignes intem­pes­tives dues à une erreur de mani­pu­la­tion.

La barre latérale contextuelle

Barre contextuelle - Onglet Bloc
Barre contex­tuelle – Onglet Bloc
Barre latérale - Onglet Document
Barre laté­rale – Onglet Document

Dans cette barre laté­rale, vous trou­ve­rez en perma­nence deux onglets : Document et Bloc. Si l’on­glet Bloc peut être vide (quand il n’y a pas de bloc sélec­tionné) l’on­glet Document, lui, contient en perma­nence les infor­ma­tions rela­tive… au docu­ment en cours.

Vous retrou­vez dans cet onglet (Document) l’es­sen­tiel des fonc­tion­na­li­tés présentes dans la barre laté­rale de l’édi­teur clas­sique, et certains éléments aupa­ra­vant placés en-dessus ou en-dessous du docu­ment en cours d’édi­tion, comme par exemple le perma­lien ou l’ex­trait. Vous pouvez égale­ment y trou­ver des options de réglage pour le thème (concer­nant la page en cours), mais ce n’est pas une géné­ra­lité. Ces éléments peuvent aussi se trou­ver en dessous de la zone de rédac­tion du docu­ment.

Dans l’on­glet Bloc, vous trou­ve­rez l’en­semble des infor­ma­tions rela­tive au bloc en cours d’uti­li­sa­tion. Dans la capture d’écran ci-contre, vous avez un bloc Paragraphe, avec le réglage des couleurs de texte et de fond, la taille de la police ou encore l’ap­pa­rence de la première lettre, qui peut être une lettrine.

Nous verrons ulté­rieu­re­ment comment gérer certains éléments de cette barre contex­tuelle, à travers des exemples simples – le but de l’ar­ticle n’étant pas d’ap­prendre à déve­lop­per pour Gutenberg, mais d’ap­prendre à l’uti­li­ser de manière opti­male.

Après avoir vu les fonc­tions de la barre de menu, ou barre haute, et le fonc­tion­ne­ment de la barre laté­rale contex­tuelle, nous allons nous inté­res­ser aux diffé­rents types de blocs que Gutenberg propose par défaut.

Le mode Mise en lumière

Gutenberg est doté d’un mode « sans distrac­tion », acces­sible depuis l’el­lipse verti­cale tout en haut à droite de l’édi­teur, appelé mode Mise en lumière.

En l’ac­ti­vant, vous aurez le focus sur un seul bloc, celui sur lequel vous travaillez :

Je ne l’uti­lise pas, mais vous y trou­ve­rez éven­tuel­le­ment un inté­rêt.

Les blocs de l’éditeur

Vous avez déjà eu un aperçu (très) rapide des blocs propo­sés, dans le « chapitre » précé­dent (La barre prin­ci­pale d’ou­tils / Section de gauche).

Menu flot­tant – Éléments récur­rents

Tous les blocs ont un menu flot­tant, avec deux éléments systé­ma­ti­que­ment présents : le module de dépla­ce­ment à gauche, externe au bloc, et l’icône tout à droite. Bon nombre d’entre eux ont égale­ment l’icône (pour les blocs de type texte, éven­tuel­le­ment remplacé par un icône diffé­rent, lié au type de contenu) situé à gauche, pour pouvoir bascu­ler d’un type de bloc à un autre.

Les trois blocs essen­tiels sont Titre, Paragraphe et Image. Ce sont d’ailleurs ceux que vous trou­ve­rez le plus souvent à droite d’un nouveau bloc (vierge donc) dont le contenu n’a pas été défini.

Chaque bloc (ou du moins, la plupart des blocs) a un ensemble de para­mètres prédé­fi­nis (para­mètres d’usine) dont certains peuvent être modi­fiés via la barre laté­rale contex­tuelle, à droite de la zone de saisie (voir la capture d’écran Barre contex­tuelle – Onglet Bloc).

Le bloc classique

Lorsque vous ouvrez pour la première fois un article précé­dem­ment rédigé avec l’an­cien éditeur, tout le contenu sera dans un bloc dit clas­sique :

Bloc Gutenberg « clas­sique »

Il suffira de cliquer sur l’el­lipse verti­cale puis sur Convertir en blocs.

Convertir en bloc

Votre contenu soit auto­ma­ti­que­ment trans­posé sous forme de blocs Gutenberg natifs :

Blocs Gutenberg natifs

Les blocs de texte

Menu flot­tant du bloc Paragraphe

Ces blocs (Titre, Paragraphe, Liste, Citation…) béné­fi­cient d’un menu flot­tant, que vous pouvez « coller » dans la barre haute, à la suite des icônes à gauche. Cette mini barre d’ou­tils s’adapte en fonc­tion de la nature du bloc.

De plus, ces blocs sont « inter­chan­geables » dans leur nature, c’est à dire que vous commen­cez à saisir votre texte dans un bloc par défaut (Paragraphe) et vous déci­dez d’en faire un titre en cliquant sur l’icône (qui elle, est toujours présente à gauche du menu flot­tant) puis en sélec­tion­nant le nouveau type de bloc.

Le bloc Titre

Gutenberg limite l’uti­li­sa­tion des balises H, il ne descend pas jusqu’à H7 (qui n’existe de toute façon pas) mais unique­ment jusqu’à H4, lais­sant de côté les niveaux de titre 5 et 6 (toujours acces­sibles depuis la barre contex­tuelle). Parce qu’ils ne sont pas très utili­sés, et pas très utiles non plus dans un docu­ment courant.

Le bloc Paragraphe

C’est le bloc par défaut de Gutenberg. Si vous appuyez sur la touche Entrée de votre clavier, un nouveau bloc para­graphe est créé, à la suite du bloc précé­dent, et ce, quel que soit son type.

Ce bloc semble manquer de corps par rapport aux fonc­tion­na­li­tés présentes dans la barre d’ou­tils de l’édi­teur clas­sique, auxquelles nous étions habi­tués. Mais honnê­te­ment, de quels éléments de mise en forme vous serviez-vous vrai­ment ? Pour la plupart d’entre nous, du gras, de l’ita­lique, de l’ali­gne­ment à droite ou centré (en plus de l’ali­gne­ment par défaut, bien sûr) et des liens.

Ceux qui utili­saient la justi­fi­ca­tion, le texte barré ou souli­gné ont été contraints d’aban­don­ner ces mises en forme ou d’ins­tal­ler et d’ac­ti­ver une exten­sion pour gérer à nouveau cette fonc­tion­na­lité.

En aparté, la justi­fi­ca­tion est une héré­sie créée pour les besoins de la presse écrite qui voulait une présen­ta­tion irré­pro­chable de ses colonnes. On s’est depuis aperçu que la lecture d’un texte aligné à gauche est plus aisée que la lecture d’un texte justi­fié.

Ce qui person­nel­le­ment me manque le plus, c’est l’icône Ω (oméga) qui servait à insé­rer un carac­tère que l’on ne trouve pas sur un clavier stan­dard : une lettre grecque (le Ω en l’occurrence), un set de guille­mets typo­gra­phiques à la fran­çaise, les graphèmes Æ, æ, Œ et œ que j’ai depuis trou­vés sur un clavier alter­na­tif, le clavier FrElrick. Que j’uti­lise dans WordPress bien sûr, mais aussi en dehors de WordPress !

Clavier FrElrick
Clavier FrElrick

Comme quoi, en cher­chant bien, on trouve toujours une solu­tion 🙂 dans ce cas préfé­rable à la fonc­tion­na­lité d’ori­gine. Ceci-dit, faut pas trop pous­ser, je veux bien qu’il n’y ait pas trop de place pour mettre une palan­quée d’icônes, mais quand même ! Laissez-nous en quelques uns !

Le bloc Liste

On ne choi­sit plus entre liste ordon­née et liste non ordon­née dès le départ, on crée une liste. On aura tout le temps de cliquer sur l’une des deux icônes du menu flot­tant pour faire ce choix ulté­rieu­re­ment.

Les blocs de mise en forme

Le bloc Citation

Le nouveau bloc cita­tion est prêt à l’emploi, avec un empla­ce­ment prévu par défaut pour rensei­gner la source (de la cita­tion). Agréable, surtout quand on se souvient du forma­tage des cita­tions dans l’édi­teur clas­sique.

Ce bloc peut être trans­formé en Citation en exergue, qui donne plus de volume à la cita­tion, comme vous le voyez sur la capture d’écran suivante.

Citation en exergue – Vue dans l’édi­teur (thème Twenty Nineteen)

En aparté, je n’ai pas mis cette illus­tra­tion pour affi­cher une appar­te­nance à une reli­gion ou un mouve­ment quel­conque, j’ai juste cher­ché des cita­tions célèbres pour illus­trer l’ar­ticle, et celle-ci était en toute première page du site où je me suis rendu. Et, je ne le cache pas, je la trouve mignonne. Sans doute, dirait un psycha­na­lyste, une made­leine de Proust 😉

Le bloc Couplet

Il s’agit d’un bloc para­graphe un peu spécial, prévu pour mettre en valeur la poésie.
Contrairement au texte de para­graphe tradi­tion­nel, il laisse tous les espaces et les sauts de ligne intacts, en les affi­chant exac­te­ment tels que vous les entrez.

Le bloc Tableau

Pour mettre en ligne un tableau très extrê­me­ment basique, ce bloc suffira. Mais la mise en page en tableaux est un vrai casse-tête dès qu’on le veut respon­sive. Les solu­tions pour un tableau respon­sive sous WordPress méri­te­rait un article 😐 sauf que je n’ai pas vrai­ment trouvé la solu­tion idéale – ni dans le gratuit, ni dans le payant.

Les blocs d’images

Lorsque vous créez un bloc de type Image ou Galerie, Gutenberg met à votre dispo­si­tion un espace spéci­fique.

Ajouter une image ou une gale­rie, dans Gutenberg

Mais vous pouvez aussi glis­ser une image (ou plusieurs) direc­te­ment dans l’édi­teur, qui fera le reste en créant un bloc image ou gale­rie que vous n’au­rez plus qu’à ajus­ter.

Le place­ment des images corres­pond à ce que vous aviez l’ha­bi­tude d’avoir avec l’édi­teur clas­sique, avec en plus une présen­ta­tion grande largeur et une pleine largeur. Comme ci-dessous – l’ar­ticle conti­nue après les trois images.

Bloc Image centrée, clas­sique
Grande largeur
Pleine largeur

La grande largeur et la pleine largeur sont égale­ment dispo­nibles pour les gale­ries. Intéressant pour mettre en valeur vos photos, ou du moins certaines.

Le bloc Bannière

C’est un bloc image & texte en surim­pres­sion. Vous pouvez vous en servir pour un call to action simple par exemple. La barre d’ou­tils texte est simple, mais suffi­sante.

Bloc bannière centré

Vous pouvez le posi­tion­ner libre­ment, comme une image : centré, à gauche, à droite, en grande largeur ou en pleine largeur.

Bloc bannière pleine largeur (rendu dans l’édi­teur)

Les blocs de mise en page

Le bloc Colonnes

Pour des colonnes (de deux à six) avec largeur clas­sique, grande largeur comme ici ou pleine largeur, avec du texte, des images, ou ce que vous avez envie de présen­ter en colonnes.

Par contre, il s’agit d’un bloc assez simple, sans mise en page parti­cu­lière. Et le passage d’une colonne à l’autre, c’est à vous de le faire 😉

Le bloc Espacement

Pour créer un espa­ce­ment visuel, un bloc vide, dont vous ne pouvez régler que la hauteur. Mais c’est le but recher­ché, non ?

Le bloc Saut de page

Sans options… mais quelles options pourrait-il accep­ter ?

Le bloc Lire la suite

C’est un bloc sans options, qui permet de sépa­rer le texte visible en « extrait auto­ma­tique » du reste de l’ar­ticle.

Ce bloc est moins souple dans son utili­sa­tion que la balise Lire la suite de l’édi­teur clas­sique, que l’on pouvait placer au beau milieu d’un para­graphe, et qui était donc réel­le­ment invi­sible.

Le bloc Séparateur

Ce bloc insère une balise <hr />, qui produit une ligne hori­zon­tale.

Le bloc Média & Texte

La Bible de Gutenberg

Aux origines de l’im­pres­sion avec la Bible de Gutenberg. Le titre de cet article est aussi un clin d’œil à cet homme, qui révo­lu­tionna l’im­pri­me­rie.

Par NYC Wanderer (Kevin Eng) — publié à l’ori­gine sur Flickr sous le nom de Bible de Gutenberg, CC BY-SA 2.0

Vous pouvez régler la taille des carac­tères de « petit » à « Énorme », en fonc­tion de la quan­tité de contenu que vous voulez affi­cher dans le bloc à côté de votre image. Sur mobile, il sera certai­ne­ment préfé­rable d’empiler les deux parties du bloc pour une meilleure visi­bi­lité.

Mais vous pour­rez aussi inter­ver­tir les posi­tions du texte et de l’image, et jouer sur la taille du texte. Ici en pleine largeur, et le texte réglé sur Grand (Énorme dans l’exemple précé­dent). Ce bloc n’existe pas en largeur dite « normale ».

Les blocs Widgets

Les blocs widgets permettent d’in­sé­rer des widgets WordPress dans votre docu­ment. C’est une des fonc­tion­na­li­tés de Gutenberg qui n’a pas son équi­valent dans l’édi­teur clas­sique.

Vous pour­rez insé­rer un code court, une listes des derniers articles ou des caté­go­ries.

La présen­ta­tion est simple, mais elle permet de présen­ter une liste de un (mais ce n’est plus une liste) à cent articles – mais je n’en ai pas autant sur mon blog 😐

Les blocs Contenus embarqués

Grâce au format oEmbed, vous pouvez embar­quer des dizaines de conte­nus multi­mé­dia dans vos articles : Twitter, Facebook, Instagram, WordPress bien sûr, mais aussi Spotify, Vimeo, Flickr… la liste est longue.

Voila pour la liste des blocs par défaut de Gutenberg. J’en ai peut-être oublié en rédi­geant cet article, n’hé­si­tez pas à me les mention­ner dans les commen­taires.

Les fonctionnalités avancées de Gutenberg

Le drag and drop

À la gauche de chaque bloc, vous avez deux flèches, poin­tant vers le haut ou vers le bas, sépa­rées par une double ellipse : deux posi­tion­nés l’un sur l’autre. Vous pouvez n’avoir que la flèche du haut, ou unique­ment celle du bas, si vous êtes sur le premier ou le dernier bloc du docu­ment.

Les flèches et permettent de faire monter ou descendre le bloc, pour le placer avant ou après le bloc précé­dent ou suivant. La double ellipse permet de dépla­cer le bloc direc­te­ment à l’écran, pour le placer plusieurs blocs avant par exemple, ou pour le posi­tion­ner dans une autre colonne.

Le fonc­tion­ne­ment n’est pas le plus intui­tif que j’ai rencon­tré, mais une fois que vous l’avez compris, l’uti­li­ser devient un jeu d’en­fant.

Le bloc réutilisable

Je ne l’ai pas présenté dans les blocs, vous allez vite comprendre pour­quoi. Ce bloc n’est pas un bloc de contenu à propre­ment parler, voici d’ailleurs la défi­ni­tion qu’en donne WordPress :

Créez du contenu et enregistrez-le pour vous ou pour d’autres contri­bu­trices et contri­bu­teurs afin de le réuti­li­ser ailleurs sur votre site, et appli­quer les modi­fi­ca­tions partout où il est utilisé.

WordPress, in Gutenberg

Alors, qu’est ce qu’un bloc réuti­li­sable et comment s’en servir ?

Pour ceux qui ont déjà utilisé des construc­teurs de pages (Elementor, Beaver Builder, WPBakery Page Builder…), c’est ni plus ni moins qu’un modèle, réuti­li­sable tel quel ou après modi­fi­ca­tion, dans la tota­lité des pages et articles de votre site.

Pour le défi­nir, rendez-vous dans le menu flot­tant, cliquez sur . Vous allez trou­ver, tout en bas, Ajouter aux blocs réuti­li­sables. Cliquez, vous obte­nez ce type de boîte de dialogue :

Enregistrement d’un bloc réuti­li­sable

Donnez lui un nom, enregistrez-le, et vous avez un bloc réuti­li­sable.

Pour l’uti­li­ser à nouveau (c’est le but), vous trou­ve­rez un nouvel onglet dans le + qui sert à défi­nir le type de bloc à utili­ser. Nommé, il va de soi, Réutilisables. Au pluriel, même si vous n’en avez qu’un. Il suffit de le sélec­tion­ner, et le tour est joué.

Vous pouvez le réuti­li­ser tel quel, ou le trans­for­mer en bloc normal, sur place, pour en modi­fier le contenu. Vous devrez pour cela aller dans le menu, cliquer à nouveau sur puis sur Convertir en bloc Gutenberg normal.

C’est ce que je viens de faire avec mon encart pour vous inci­ter à vous abon­ner à la lettre d’in­for­ma­tion du blog. Je l’ai converti en bloc normal, et j’en ai modi­fié le texte. Retournez en haut de l’ar­ticle, si vous n’êtes pas convaincu ?

Les extensions indispensables à Gutenberg

Gutenberg fonc­tionne bien, mais il est possible d’amé­lio­rer son fonc­tion­ne­ment grâce à quelques exten­sions. La première, c’est Disable Gutenberg Autosave. Parce que Gutenberg a la fausse bonne idée de déclen­cher des enre­gis­tre­ments auto­ma­tiques qui ralen­tissent voire bloquent toute autre opéra­tion.

Disable Gutenberg Autosave

Disable Gutenberg Autosave

Allows to control Gutenberg auto­save inter­val or disable auto­save comple­tely.

webse­ven­dev

La seconde, qui n’est pas indis­pen­sable, permet de retrou­ver certaines mises en forme, dont vous aurez (ou non) besoin. Il s’agit de Advanced Rich Text Tools for Gutenberg. Vous y gagne­rez le formatage du code, des textes en expo­sant et en indice ainsi que la colo­ra­tion du texte et de son arrière-plan. Même si ce n’est pas aussi propre qu’une balise <mark> c’est une aide simple pour surli­gner une portion de texte à mettre en avant.

Advanced Rich Text Tools for Gutenberg

Advanced Rich Text Tools for Gutenberg

Outils supplé­men­taires pour les champs de texte riche dans Gutenberg.

Ella Van Durpe

Pour en finir avec les exten­sions « indis­pen­sables », pour retrou­ver une des fonc­tion­na­li­tés de WordPress suppri­mée avec l’ar­ri­vée de Gutenberg, l’ex­ten­sion Custom Fields for Gutenberg permet d’ajou­ter des champs person­na­li­sés à vos articles et pages.

Custom Fields for Gutenberg

Custom Fields for Gutenberg

Restores the Custom Field meta box for the Gutenberg Block Editor.

Jeff Starr

En conclusion

Johannes Gutenberg a révo­lu­tionné l’im­pri­me­rie. Ce n’est pas le premier à avoir imprimé des livre, c’est le premier à les avoir mis sous presse avec des carac­tères mobile en plomb.

WordPress, qui fait des clins d’œil au Jazz en nommant chacune de ses versions majeures du nom d’un.e artiste reconnu.e, fait égale­ment des clins d’œil à l’Histoire : avant Gutenberg, il y a eu le Codex.

La révo­lu­tion Gutenberg est à nouveau d’ac­tua­lité, plus de 400 ans après l’in­ven­tion de l’im­pri­me­rie moderne. Autant être au rendez-vous, cette fois. J’espère juste vous avoir donné envie d’y parti­ci­per, et de vous avoir fourni les armes pour.

Et vous, êtes-vous passé à Gutenberg ? Avez-vous rencon­tré certaines diffi­cul­tés lors de l’adop­tion de cet éditeur ? Où votre expé­rience est-elle plutôt posi­tive ? J’attends votre histoire, vos réflexions, vos ques­tions dans les commen­taires…

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en infor­mer en sélec­tion­nant le texte en ques­tion et en appuyant sur Ctrl + Entrée .

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