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Gutenberg est le nouvel éditeur par défaut de WordPress. Avec une nouvelle interface et de nouveaux outils, il n'a strictement rien à voir avec l'éditeur classique auquel nous étions tous habitué. Voyons comment en tirer le meilleur parti.

Vous avez déjà entendu parler de Gutenberg ? Mais non, pas le vieux monsieur à longue barbe des livres d’Histoire ! L’outil de compo­si­tion par défaut de WordPress !

Au vu des réac­tions susci­tées par son inté­gra­tion au cœur de WordPress, je suppose que oui. Aimé par les uns, haï par les autres, il ne laisse pas vrai­ment indif­fé­rent.

Tout le monde n’est pas convaincu de son utilité, et beau­coup refusent tout simple­ment de l’utiliser, que ce soit pour ne pas chan­ger ses habi­tudes, ou parce qu’ils ne retrouvent pas les fonc­tion­na­li­tés dont ils ont besoin. Il n’y a qu’a voir l’engouement pour l’extension « clas­sic Editor », active sur plus de 3 millions de sites.

Mais vu qu’il est désor­mais l’éditeur par défaut, autant apprendre à s’en servir et à en tirer le meilleur parti.

Cet article n’est pas une ode à Gutenberg, pas plus qu’un billet assas­sin, et l’on ne revien­dra ni sur les origines du nom ni sur celles du projet. J’ai déjà donné dans l’humeur dans l’article Ghost – Une alter­na­tive à WordPress ? et pour les origines, vous les trou­ve­rez dans l’article J’ai essayé Gutenberg. Aujourd’hui, nous allons juste décou­vrir plus en détail cet éditeur et voir comment l’utiliser au mieux.

Vous verrez, les capa­ci­tés par défaut de Gutenberg sont plus qu’intéressantes. J’ai moi‐même décou­vert en le rédi­geant des blocs que je n’avais pas remar­qués, et même si la mise en page de certaines sections de cet article ne sont pas des plus heureuses, elles montrent la puis­sance et la flexi­bi­lité de l’outil.

Et au fur et à mesure de mes décou­vertes, ou des évolu­tions de Gutenberg, je ne manque­rai pas de mettre cet article à jour.

C’est d’ailleurs une des raisons qui devraient vous inci­ter à vous abon­ner
– et c’est promis, je n’enverrai jamais de lettre à des fins publi­ci­taires.

Je n’aborderai pas dans cet article les exten­sions éten­dant les capa­ci­tés de l’éditeur via l’ajout de nouveaux blocs : dans le vaste monde des exten­sions WordPress, certaines durent, d’autre pas.

Chaque exten­sion utile aura son petit article, histoire de flat­ter son ego et de ne pas atteindre le mien avec un article obso­lète avant même sa publi­ca­tion 😉

Prise en main de Gutenberg

Que vous vouliez écrire un nouvel article ou mettre en ligne une nouvelle page, Gutenberg est l’interface par défaut, incon­tour­nable depuis WordPress 5.0, dans sa confi­gu­ra­tion d’origine.

Pour les besoins de cet article, je me suis servi d’une instal­la­tion vierge de WordPress (v. 5.0.3), sans exten­sion, sans rien d’autre que ce que nous offre l’installation par défaut.

Dès votre arri­vée dans l’interface d’édition, vous êtes pris en main avec une série de quatre astuces qui vous serons présen­tées jusqu’à ce que vous en ayez fait le tour et cliqué sur J’ai compris.

Et main­te­nant, c’est à vous, vous êtes lâché comme un lion dans l’arène, à vous d’affronter Gutenberg !

Mais vous n’êtes pas seul. Découvrons ensemble…

L’interface de l’éditeur

C’est un écran dépouillé, presque vierge, qui s’offre à vous. Il n’y a que la barre d’outils en haut de l’écran, la barre contex­tuelle, à droite, et les indi­ca­teurs des premières zones de saisie, pour le titre et le contenu.

Écran d'accueil de l'éditeur Gutenberg
Écran d’accueil de l’éditeur Gutenberg

Voyons point par point les éléments de cette inter­face. Pour commen­cer, intéressons‐nous à…

La barre principale d’outils

La barre d’outils en haut de l’écran permet de connaitre tout de l’état de votre publi­ca­tion, et d’effectuer les actions essen­tielles.

Cette barre d’outils comporte deux sections, une à gauche, une à droite.

Barre d'outils de Gutenberg
Barre d’outils de Gutenberg

La section 1, à gauche, concerne l’édition du docu­ment en cours. La section 2, à droite, sert prin­ci­pa­le­ment pour enre­gis­trer le docu­ment, et pour les actions non usuelles.

Section de gauche

Blocs Gutenberg - vue par défaut
Blocs Gutenberg – vue par défaut
Blocs Gutenberg - box fermée
Blocs Gutenberg – box fermée

le bouton donne accès aux diffé­rents types de blocs, où qu’il soit situé dans l’éditeur, et l’insère à la suite du bloc courant (celui où votre curseur est posi­tionné). Si vous cher­chez un bloc parti­cu­lier, vous pouvez fermer les onglets internes avec le chevron ou effec­tuer une recherche dans le champ texte.

Vous remar­que­rez aussi que lors de la créa­tion d’un nouveau bloc, vous avez trois petites icones sur la droite, en fait, les trois types de bloc les plus utili­sés.

Les flèches vers la gauche et vers la droite permettent d’annuler ou de refaire une action (précé­dem­ment annu­lée).

Aperçu du document
Aperçu du docu­ment

Quant au bouton il permet de tout savoir du docu­ment en cours : le nombre de mots, de titres, de para­graphes et de blocs, plus une table des matières permet­tant une navi­ga­tion rapide au sein du docu­ment.

Intéressant quant on est dans un docu­ment rela­ti­ve­ment long (et bien struc­turé), pour reve­nir à un para­graphe précé­dent par exemple, puis pour retour­ner en fin de docu­ment sans scrol­ler à vue avec la souris.

Pour visua­li­ser le travail rédac­tion­nel accom­pli. Ou pour connaître le nombre de mots, quant on a par exemple une ligne à suivre : pas moins de / pas plus x mots.

Le bouton suivant, permet la navi­ga­tion dans les blocs. Mais vu que les blocs se nomment quasi­ment tous para­graphe, ce n’est pas – à mon avis – très intui­tif. Mais ce « navi­ga­teur » peut se révé­ler utile pour retrou­ver une gale­rie par exemple.

Section de droite

À droite, vous avez tous les outils pour l’enregistrement (Enregistrer le brouillon et Publier ou Mettre à jour), l’icone pour passer en vue large (utile pour la saisie au kilo­mètre, sans mise en forme parti­cu­lière) et l’icone pour accé­der aux fonc­tions avan­cées. Nous revien­drons sur les fonc­tions avan­cées plus tard dans l’article.

À noter le compor­te­ment par défaut de Gutenberg pour la publi­ca­tion : il vous demande si vous voulez vrai­ment publier l’article, ce qui évite les mises en lignes intem­pes­tives dues à une erreur de mani­pu­la­tion.

La barre latérale contextuelle

Barre contextuelle - Onglet Bloc
Barre contex­tuelle – Onglet Bloc
Barre latérale - Onglet Document
Barre laté­rale – Onglet Document

Dans cette barre laté­rale, vous trou­ve­rez en perma­nence deux onglets : Document et Bloc. Si l’onglet Bloc peut être vide (quand il n’y a pas de bloc sélec­tionné) l’onglet Document, lui, contient en perma­nence les infor­ma­tions rela­tive… au docu­ment en cours.

Vous retrou­vez dans cet onglet (Document) l’essentiel des fonc­tion­na­li­tés présentes dans la barre laté­rale de l’éditeur clas­sique, et certains éléments aupa­ra­vant placés en‐dessus ou en‐dessous du docu­ment en cours d’édition, comme par exemple le perma­lien ou l’extrait. Vous pouvez égale­ment y trou­ver des options de réglage pour le thème (concer­nant la page en cours), mais ce n’est pas une géné­ra­lité. Ces éléments peuvent aussi se trou­ver en dessous de la zone de rédac­tion du docu­ment.

Dans l’onglet Bloc, vous trou­ve­rez l’ensemble des infor­ma­tions rela­tive au bloc en cours d’utilisation. Dans la capture d’écran ci‐contre, vous avez un bloc Paragraphe, avec le réglage des couleurs de texte et de fond, la taille de la police ou encore l’apparence de la première lettre, qui peut être une lettrine.

Nous verrons ulté­rieu­re­ment comment gérer certains éléments de cette barre contex­tuelle, à travers des exemples simples – le but de l’article n’étant pas d’apprendre à déve­lop­per pour Gutenberg, mais d’apprendre à l’utiliser de manière opti­male.

Après avoir vu les fonc­tions de la barre de menu, ou barre haute, et le fonc­tion­ne­ment de la barre laté­rale contex­tuelle, nous allons nous inté­res­ser aux diffé­rents types de blocs que Gutenberg propose par défaut.

Les blocs de l’éditeur

Vous avez déjà eu un aperçu (très) rapide des blocs propo­sés, dans le « chapitre » précé­dent (La barre prin­ci­pale d’outils / Section de gauche).

Menu flot­tant – Éléments récur­rents

Tous les blocs ont un menu flot­tant, avec deux éléments systé­ma­ti­que­ment présents : le module de dépla­ce­ment à gauche, externe au bloc, et l’icône tout à droite. Bon nombre d’entre eux ont égale­ment l’icône (pour les blocs de type texte, éven­tuel­le­ment remplacé par un icône diffé­rent, lié au type de contenu) situé à gauche, pour pouvoir bascu­ler d’un type de bloc à un autre.

Les trois blocs essen­tiels sont Titre, Paragraphe et Image. Ce sont d’ailleurs ceux que vous trou­ve­rez le plus souvent à droite d’un nouveau bloc (vierge donc) dont le contenu n’a pas été défini.

Chaque bloc (ou du moins, la plupart des blocs) a un ensemble de para­mètres prédé­fi­nis (para­mètres d’usine) dont certains peuvent être modi­fiés via la barre laté­rale contex­tuelle, à droite de la zone de saisie (voir la capture d’écran Barre contex­tuelle – Onglet Bloc).

Les blocs de texte

Menu flot­tant du bloc Paragraphe

Ces blocs (Titre, Paragraphe, Liste, Citation…) béné­fi­cient d’un menu flot­tant, que vous pouvez « coller » dans la barre haute, à la suite des icônes à gauche. Cette mini barre d’outils s’adapte en fonc­tion de la nature du bloc.

De plus, ces blocs sont « inter­chan­geables » dans leur nature, c’est à dire que vous commen­cez à saisir votre texte dans un bloc par défaut (Paragraphe) et vous déci­dez d’en faire un titre en cliquant sur l’icône (qui elle, est toujours présente à gauche du menu flot­tant) puis en sélec­tion­nant le nouveau type de bloc.

Le bloc Titre

Gutenberg limite l’utilisation des balises H, il ne descend pas jusqu’à H7 (qui n’existe de toute façon pas) mais unique­ment jusqu’à H4, lais­sant de côté les niveaux de titre 5 et 6 (toujours acces­sibles depuis la barre contex­tuelle). Parce qu’ils ne sont pas très utili­sés, et pas très utiles non plus dans un docu­ment courant.

Le bloc Paragraphe

C’est le bloc par défaut de Gutenberg. Si vous appuyez sur la touche Entrée de votre clavier, un nouveau bloc para­graphe est créé, à la suite du bloc précé­dent, et ce, quel que soit son type.

Ce bloc semble manquer de corps par rapport aux fonc­tion­na­li­tés présentes dans la barre d’outils de l’éditeur clas­sique, auxquelles nous étions habi­tués. Mais honnê­te­ment, de quels éléments de mise en forme vous serviez‐vous vrai­ment ? Pour la plupart d’entre nous, du gras, de l’italique, de l’alignement à droite ou centré (en plus de l’alignement par défaut, bien sûr) et des liens.

Ceux qui utili­saient la justi­fi­ca­tion, le texte barré ou souli­gné ont été contraints d’abandonner ces mises en forme ou d’installer et d’activer une exten­sion pour gérer à nouveau cette fonc­tion­na­lité.

En aparté, la justi­fi­ca­tion est une héré­sie créée pour les besoins de la presse écrite qui voulait une présen­ta­tion irré­pro­chable de ses colonnes. On s’est depuis aperçu que la lecture d’un texte aligné à gauche est plus aisée que la lecture d’un texte justi­fié.

Ce qui person­nel­le­ment me manque le plus, c’est l’icône Ω (oméga) qui servait à insé­rer un carac­tère que l’on ne trouve pas sur un clavier stan­dard : une lettre grecque (le Ω en l’occurrence), un set de guille­mets typo­gra­phiques à la fran­çaise, les graphèmes Æ, æ, Œ et œ que j’ai depuis trou­vés sur un clavier alter­na­tif, le clavier FrElrick. Que j’utilise dans WordPress bien sûr, mais aussi en dehors de WordPress !

Clavier FrElrick
Clavier FrElrick

Comme quoi, en cher­chant bien, on trouve toujours une solu­tion 🙂 dans ce cas préfé­rable à la fonc­tion­na­lité d’origine. Ceci‐dit, faut pas trop pous­ser, je veux bien qu’il n’y ait pas trop de place pour mettre une palan­quée d’icônes, mais quand même ! Laissez‐nous en quelques uns !

Le bloc Liste

On ne choi­sit plus entre liste ordon­née et liste non ordon­née dès le départ, on crée une liste. On aura tout le temps de cliquer sur l’une des deux icônes du menu flot­tant pour faire ce choix ulté­rieu­re­ment.

Les blocs de mise en forme

Le bloc Citation

Le nouveau bloc cita­tion est prêt à l’emploi, avec un empla­ce­ment prévu par défaut pour rensei­gner la source (de la cita­tion). Agréable, surtout quand on se souvient du forma­tage des cita­tions dans l’éditeur clas­sique.

Ce bloc peut être trans­formé en Citation en exergue, qui donne plus de volume à la cita­tion, comme vous le voyez sur la capture d’écran suivante.

Citation en exergue – Vue dans l’éditeur (thème Twenty Nineteen)

En aparté, je n’ai pas mis cette illus­tra­tion pour affi­cher une appar­te­nance à une reli­gion ou un mouve­ment quel­conque, j’ai juste cher­ché des cita­tions célèbres pour illus­trer l’article, et celle‐ci était en toute première page du site où je me suis rendu. Et, je ne le cache pas, je la trouve mignonne. Sans doute, dirait un psycha­na­lyste, une made­leine de Proust 😉

Le bloc Couplet

Il s’agit d’un bloc para­graphe un peu spécial, prévu pour mettre en valeur la poésie.
Contrairement au texte de para­graphe tradi­tion­nel, il laisse tous les espaces et les sauts de ligne intacts, en les affi­chant exac­te­ment tels que vous les entrez.

Le bloc Tableau

Pour mettre en ligne un tableau très extrê­me­ment basique, ce bloc suffira. Mais la mise en page en tableaux est un vrai casse‐tête dès qu’on le veut respon­sive. Les solu­tions pour un tableau respon­sive sous WordPress méri­te­rait un article 😐 sauf que je n’ai pas vrai­ment trouvé la solu­tion idéale – ni dans le gratuit, ni dans le payant.

Les blocs d’images

Lorsque vous créez un bloc de type Image ou Galerie, Gutenberg met à votre dispo­si­tion un espace spéci­fique.

Ajouter une image ou une gale­rie, dans Gutenberg

Mais vous pouvez aussi glis­ser une image (ou plusieurs) direc­te­ment dans l’éditeur, qui fera le reste en créant un bloc image ou gale­rie que vous n’aurez plus qu’à ajus­ter.

Le place­ment des images corres­pond à ce que vous aviez l’habitude d’avoir avec l’éditeur clas­sique, avec en plus une présen­ta­tion grande largeur et une pleine largeur. Comme ci‐dessous – l’article conti­nue après les trois images.

Bloc Image centrée, clas­sique
Grande largeur
Pleine largeur

La grande largeur et la pleine largeur sont égale­ment dispo­nibles pour les gale­ries. Intéressant pour mettre en valeur vos photos, ou du moins certaines.

Le bloc Bannière

C’est un bloc image & texte en surim­pres­sion. Vous pouvez vous en servir pour un call to action simple par exemple. La barre d’outils texte est simple, mais suffi­sante.

Bloc bannière centré

Vous pouvez le posi­tion­ner libre­ment, comme une image : centré, à gauche, à droite, en grande largeur ou en pleine largeur.

Bloc bannière pleine largeur (rendu dans l’éditeur)

Les blocs de mise en page

Le bloc Colonnes

Pour des colonnes (de deux à six) avec largeur clas­sique, grande largeur comme ici ou pleine largeur, avec du texte, des images, ou ce que vous avez envie de présen­ter en colonnes.

Par contre, il s’agit d’un bloc assez simple, sans mise en page parti­cu­lière. Et le passage d’une colonne à l’autre, c’est à vous de le faire 😉

Le bloc Espacement

Pour créer un espa­ce­ment visuel, un bloc vide, dont vous ne pouvez régler que la hauteur. Mais c’est le but recher­ché, non ?

Le bloc Saut de page

Sans options… mais quelles options pourrait‐il accep­ter ?

Le bloc Lire la suite

C’est un bloc sans options, qui permet de sépa­rer le texte visible en « extrait auto­ma­tique » du reste de l’article.

Ce bloc est moins souple dans son utili­sa­tion que la balise Lire la suite de l’éditeur clas­sique, que l’on pouvait placer au beau milieu d’un para­graphe, et qui était donc réel­le­ment invi­sible.

Le bloc Séparateur

Ce bloc insère une balise <hr />, qui produit une ligne hori­zon­tale.

Le bloc Média & Texte

La Bible de Gutenberg

Aux origines de l’impression avec la Bible de Gutenberg. Le titre de cet article est aussi un clin d’œil à cet homme, qui révo­lu­tionna l’imprimerie.

Par NYC Wanderer (Kevin Eng) — publié à l’origine sur Flickr sous le nom de Bible de Gutenberg, CC BY‐SA 2.0

Vous pouvez régler la taille des carac­tères de « petit » à « Énorme », en fonc­tion de la quan­tité de contenu que vous voulez affi­cher dans le bloc à côté de votre image. Sur mobile, il sera certai­ne­ment préfé­rable d’empiler les deux parties du bloc pour une meilleure visi­bi­lité.

Mais vous pour­rez aussi inter­ver­tir les posi­tions du texte et de l’image, et jouer sur la taille du texte. Ici en pleine largeur, et le texte réglé sur Grand (Énorme dans l’exemple précé­dent). Ce bloc n’existe pas en largeur dite « normale ».

Les blocs Widgets

Les blocs widgets permettent d’insérer des widgets WordPress dans votre docu­ment. C’est une des fonc­tion­na­li­tés de Gutenberg qui n’a pas son équi­valent dans l’éditeur clas­sique.

Vous pour­rez insé­rer un code court, une listes des derniers articles ou des caté­go­ries.

La présen­ta­tion est simple, mais elle permet de présen­ter une liste de un (mais ce n’est plus une liste) à cent articles – mais je n’en ai pas autant sur mon blog 😐

Les blocs Contenus embarqués

Grâce au format oEmbed, vous pouvez embar­quer des dizaines de conte­nus multi­mé­dia dans vos articles : Twitter, Facebook, Instagram, WordPress bien sûr, mais aussi Spotify, Vimeo, Flickr… la liste est longue.

Voila pour la liste des blocs par défaut de Gutenberg. J’en ai peut‐être oublié en rédi­geant cet article, n’hésitez pas à me les mention­ner dans les commen­taires.

Les fonctionnalités avancées de Gutenberg

Le drag and drop

À la gauche de chaque bloc, vous avez deux flèches, poin­tant vers le haut ou vers le bas, sépa­rées par une double ellipse : deux posi­tion­nés l’un sur l’autre. Vous pouvez n’avoir que la flèche du haut, ou unique­ment celle du bas, si vous êtes sur le premier ou le dernier bloc du docu­ment.

Les flèches et permettent de faire monter ou descendre le bloc, pour le placer avant ou après le bloc précé­dent ou suivant. La double ellipse permet de dépla­cer le bloc direc­te­ment à l’écran, pour le placer plusieurs blocs avant par exemple, ou pour le posi­tion­ner dans une autre colonne.

Le fonc­tion­ne­ment n’est pas le plus intui­tif que j’ai rencon­tré, mais une fois que vous l’avez compris, l’utiliser devient un jeu d’enfant.

Le bloc réutilisable

Je ne l’ai pas présenté dans les blocs, vous allez vite comprendre pour­quoi. Ce bloc n’est pas un bloc de contenu à propre­ment parler, voici d’ailleurs la défi­ni­tion qu’en donne WordPress :

Créez du contenu et enregistrez‐le pour vous ou pour d’autres contri­bu­trices et contri­bu­teurs afin de le réuti­li­ser ailleurs sur votre site, et appli­quer les modi­fi­ca­tions partout où il est utilisé.

WordPress, in Gutenberg

Alors, qu’est ce qu’un bloc réuti­li­sable et comment s’en servir ?

Pour ceux qui ont déjà utilisé des construc­teurs de pages (Elementor, Beaver Builder, WPBakery Page Builder…), c’est ni plus ni moins qu’un modèle, réuti­li­sable tel quel ou après modi­fi­ca­tion, dans la tota­lité des pages et articles de votre site.

Pour le défi­nir, rendez‐vous dans le menu flot­tant, cliquez sur . Vous allez trou­ver, tout en bas, Ajouter aux blocs réuti­li­sables. Cliquez, vous obte­nez ce type de boîte de dialogue :

Enregistrement d’un bloc réuti­li­sable

Donnez lui un nom, enregistrez‐le, et vous avez un bloc réuti­li­sable.

Pour l’utiliser à nouveau (c’est le but), vous trou­ve­rez un nouvel onglet dans le + qui sert à défi­nir le type de bloc à utili­ser. Nommé, il va de soi, Réutilisables. Au pluriel, même si vous n’en avez qu’un. Il suffit de le sélec­tion­ner, et le tour est joué.

Vous pouvez le réuti­li­ser tel quel, ou le trans­for­mer en bloc normal, sur place, pour en modi­fier le contenu. Vous devrez pour cela aller dans le menu, cliquer à nouveau sur puis sur Convertir en bloc Gutenberg normal.

C’est ce que je viens de faire avec mon encart pour vous inci­ter à vous abon­ner à la lettre d’information du blog. Je l’ai converti en bloc normal, et j’en ai modi­fié le texte. Retournez en haut de l’article, si vous n’êtes pas convaincu 😉

Les extensions indispensables à Gutenberg

Gutenberg fonc­tionne bien, mais il est possible d’améliorer son fonc­tion­ne­ment grâce à quelques exten­sions. La première, c’est Disable Gutenberg Autosave. Parce que Gutenberg a la fausse bonne idée de déclen­cher des enre­gis­tre­ments auto­ma­tiques qui ralen­tissent voire bloquent toute autre opéra­tion.

Disable Gutenberg Autosave

Disable Gutenberg Autosave

Allows to control Gutenberg auto­save inter­val or disable auto­save comple­tely.

webse­ven­dev

La seconde, qui n’est pas indis­pen­sable, permet de retrou­ver certaines mises en forme, dont vous aurez (ou non) besoin. Il s’agit de Advanced Rich Text Tools for Gutenberg. Vous y gagne­rez le formatage du code, des textes en expo­sant et en indice ainsi que la colo­ra­tion du texte et de son arrière‐plan. Même si ce n’est pas aussi propre qu’une balise <mark> c’est une aide simple pour surli­gner une portion de texte à mettre en avant.

Advanced Rich Text Tools for Gutenberg

Advanced Rich Text Tools for Gutenberg

Outils supplé­men­taires pour les champs de texte riche dans Gutenberg.

Ella Van Durpe

Pour en finir avec les exten­sions « indis­pen­sables », pour retrou­ver une des fonc­tion­na­li­tés de WordPress suppri­mée avec l’arrivée de Gutenberg, l’extension Custom Fields for Gutenberg permet d’ajouter des champs person­na­li­sés à vos articles et pages.

Custom Fields for Gutenberg

Custom Fields for Gutenberg

Restores the Custom Field meta box for Gutenberg.

Jeff Starr

En conclusion

Johannes Gutenberg a révo­lu­tionné l’imprimerie. Ce n’est pas le premier à avoir imprimé des livre, c’est le premier à les avoir mis sous presse avec des carac­tères mobile en plomb.

WordPress, qui fait des clins d’œil au Jazz en nommant chacune de ses versions majeures du nom d’un.e artiste reconnu.e, fait égale­ment des clins d’œil à l’Histoire : avant Gutenberg, il y a eu le Codex.

La révo­lu­tion Gutenberg est à nouveau d’actualité, plus de 400 ans après l’invention de l’imprimerie moderne. Autant être au rendez‐vous, cette fois. J’espère juste vous avoir donné envie d’y parti­ci­per, et de vous avoir fourni les armes pour.

Et vous, êtes‐vous passé à Gutenberg ? Avez‐vous rencon­tré certaines diffi­cul­tés lors de l’adoption de cet éditeur ? Où votre expé­rience est‐elle plutôt posi­tive ? J’attends votre histoire, vos réflexions, vos ques­tions dans les commen­taires…

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez sélec­tion­ner le texte en ques­tion et appuyer sur Ctrl + Entrée.

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