• Paru le 27 septembre 2017

Refonte de votre blog WordPress : dix étapes pour la mener à bien

3008 mots - 13mn

Refonte de votre blog WordPress : dix étapes pour la mener à bien

1024 684 Pascal CESCATO

Vous avez décidé la refonte de votre blog. Ou vous y pensez. Mais une refonte n’est pas une opéra­tion anodine, elle ne s’improvise pas. Passons en revue les étapes essen­tielles à la réus­site de ce projet.

Décider de la refonte d’un site ou d’un blog n’est jamais une déci­sion anodine. Vous avez un lecto­rat, et un réfé­ren­ce­ment natu­rel acquis au fil des mois et des années. Et bien sûr, vous ne voulez perdre ni l’un, ni l’autre.

Si vous avez déjà tenté des modi­fi­ca­tions, même rela­ti­ve­ment légères (comme un chan­ge­ment d’extension), vous avez pu vous en rendre compte : ce n’est pas forcé­ment aussi simple que ça en a l’air.

Techniquement déjà : il faut véri­fier chaque page poten­tiel­le­ment impac­tée par la modi­fi­ca­tion, procé­der éven­tuel­le­ment à des ajus­te­ments – et parfois même (dans de rares cas) vous aurez à faire machine arrière.

Et psycho­lo­gi­que­ment aussi : le lecteur peut-être déso­rienté, refu­ser l’évolution, surtout en France où nous sommes tous plus ou moins râleurs, ques­tion de prin­cipe – il ne faudrait pas délais­ser un sport national 😉

Phases préliminaires

Alors une refonte, ce n’est pas une simple opéra­tion de main­te­nance que l’on va program­mer pour le lende­main. Avant même de la lancer…

1 – Prenez le temps de la réflexion

Exactement comme vous feriez pour le lance­ment d’un nouveau site, d’un nouveau produit. Il y a des enjeux, la refonte a un prix et il faut calcu­ler ce coût avant tout.

Par coût, je ne pense pas unique­ment à l’aspect finan­cier du projet. Il va falloir égale­ment inves­tir des ressources humaines. Même pour votre blog perso, vous aurez a minima à vous inves­tir person­nel­le­ment.

La refonte n’est pas une fin en soi, si vous la souhai­tez c’est pour obte­nir des résul­tats. Alors posez-vous les bonnes questions :

  1. Est-ce le bon moment pour lancer la refonte ?
  2. Pourquoi ai-je besoin de refondre ou de restruc­tu­rer mon blog ?  Qu’est-ce que j’attends de cette opération ?
  3. De quelles nouvelles fonc­tion­na­li­tés ai-je besoin pour atteindre mes objectifs ?
  4. Et quelles sont les fonc­tion­na­li­tés dont je n’ai plus besoin (inutiles ou contre-productives) ?
  5. Quels sont les points annexes que je peux chan­ger ou amélio­rer (autant profi­ter de la refonte) ?

De la réponse à ces premières ques­tions, vous pour­rez déjà tirer une ligne direc­trice. Si vous n’avez pas de réponse à plusieurs ques­tions, et surtout aux ques­tions 1 et 2, c’est que la refonte n’est certai­ne­ment pas une prio­rité pour vous. Et tant que vous n’aurez pas de réponse, inutile de vous lancer dans un tel projet.

Prenez une feuille, un stylo et notez tout ce qui vous passe par la tête [ en rapport avec le projet – si vous vous souve­nez qu’il faut orga­ni­ser la fête d’anniversaire de la petite dernière, prenez une autre feuille, votre site n’a pas besoin de confet­tis et votre adorable pimpre­nelle n’a pas à être réfé­ren­cée sur Google 😉 ] 

Utilisez des post-it : un par idée pour pouvoir les clas­ser ensuite (impor­tant, secon­daire, à conser­ver, à revoir…). Vous pouvez même utili­ser des post-it de couleurs diffé­rentes pour clas­ser par domaine (graphique, struc­tu­rel, fonc­tion­nel, etc.) ou en fonc­tion de la personne qui a proposé la modification.

N’hésitez pas non plus à en parler autour de vous, et pas unique­ment au premier cercle de personnes qui gravite autour de ce projet (votre moitié ou vos colla­bo­ra­teurs ne vont pas être objec­tifs). Notez bien les remarques que l’on vous fait sur une feuille – que ces remarques vous paraissent perti­nentes ou non. Vous y revien­drez ultérieurement.

Quand j’ai décidé la refonte de mon blog, j’ai posé des ques­tions à des lecteurs, à des amis, à des profes­sion­nels dans mon entou­rage, concer­nant leur ressenti par rapport aux points que je souhai­tais modi­fier. Ce sont eux qui m’ont permis de vali­der le bien fondé de ma réflexion, et qui m’ont fait mettre le doigt sur des points auxquels je n’avais pas même pensé.

Vous n’en êtes peut-être pas non plus à votre première refonte, et vous avez dans ce cas à l’esprit les erreurs commises précé­dem­ment : notez-les, afin d’éviter de les refaire (vous en ferez de toute façon, les mêmes ou d’autres).

Votre feuille est toute gribouillée ? Plus rien à rajou­ter, a priori ? Alors utilisez-la et…

2 – Rédigez un cahier des charges

Il peut être très succinct, tenir en trois lignes ou en trois pages en fonc­tion de votre projet de refonte : simple refonte visuelle, refonte struc­tu­relle (avec chan­ge­ment dans la struc­ture des perma­liens par exemple) ou refonte totale (visuelle, fonc­tion­nelle, struc­tu­relle…), et en fonc­tion de chaque élément identifié.

Si vous gardez le même thème par exemple, une ligne suffira pour en faire état. Et si vous repen­sez la struc­ture complète (rubriques, hiérar­chie des pages…) il va falloir décrire la nouvelle struc­ture en détail, indi­quer les corres­pon­dances et les diffé­rences avec la struc­ture actuelle.

Pensez aussi aux impli­ca­tions qu’auront ces modi­fi­ca­tions sur votre réfé­ren­ce­ment : il est indis­pen­sable de créer un instan­tané du site avant refonte (avec le fichier sitemap.xml par exemple) pour pouvoir créer les redi­rec­tions qui vous permet­tront de conser­ver votre référencement.

Allez au-delà du péri­mètre initial : il serait dommage de ne pas profi­ter de la refonte pour revoir votre stra­té­gie SEO par exemple, même si elle ne faisait pas partie des points auxquels vous aviez pensé initia­le­ment, de ne pas prendre en compte la qualité de l’hébergement alors que c’est un point essen­tiel tant pour amélio­rer le réfé­ren­ce­ment que pour réduire le taux de rebond.

Trois points à consi­dé­rer, même s’il ne s’agit pas des points que vous consi­dé­rez comme essen­tiels, ou que vous n’aviez pas prévus d’inclure dans la refonte :

  • passer votre blog en https
  • avoir un design adap­ta­tif, ou mieux, pensé pour les termi­naux  mobiles (mobile first)
  • opti­mi­ser la taille et le poids de vos images

Ces trois points sont essen­tiels pour votre réfé­ren­ce­ment, alors, si votre blog n’est pas aux normes actuelles, profi­tez de la refonte pour les mettre en place.

Après un premier jet, lais­sez votre cahier des charges de côté quelques jours, puis revenez-y. Vous allez le peau­fi­ner, y appor­ter des modi­fi­ca­tions, détailler certains points, peut-être en suppri­mer d’autres. Gardez-en quand même une trace, pour y reve­nir dans un troi­sième temps, avant de vali­der la version défi­ni­tive du cahier des charges.

À moins que vous n’ayez déjà craqué pour un thème bien parti­cu­lier ou pour une exten­sion spéci­fique, ce n’est pas le moment de poser ces choix. Ils font partie des tâches que vous avez à lister, en défi­nis­sant de manière plus ou moins exhaus­tive les points essen­tiels (exemple : thème adap­ta­tif, ou ‘mobile first’, avec – ou sans – méga-menu, pré-optimisé, ‘AMP ready’ ou pas, livré avec des exten­sions parti­cu­lières, etc.). N’oubliez pas : on est sur un cahier des charges, pas sur un story­board.

Laissez à nouveau passer quelques jours (j’ai bien dit quelques jours, pas quelques heures – la refonte n’a pas lieu d’être lancée dans l’urgence). Reprenez vos notes initiales, revoyez chaque copie du cahier des charges en incluant les points suppri­més en cours de route, pour élabo­rer la version finale.

À partir de cette étape, il vous faudra égale­ment déci­der de faire appel ou pas à un (des) professionnels(s) pour tout ou partie de ce projet. La déci­sion peut-être prise plus tard, même après que vous ayez commencé la refonte en elle-même.

Cahier des charges validé ? Alors on passe à…

Pour certaines des étapes qui suivent, vous trou­ve­rez des ressources inté­res­santes sur ce blog ; je les cite à la fin de chaque étape.

3 – L’état des lieux

Récupérez toutes les données possibles pour la version actuelle de votre blog (les statis­tiques détaillées feront l’affaire) :

  • le nombre de visi­teur par jour, semaine, mois, année
  • les pages les plus consultées
  • le taux de rebond (même si cette donnée est à analy­ser avec précau­tion – elle n’a pas la même valeur sur un site marchand et sur un blog, un inter­naute qui a lu un article dans son inté­gra­lité doit-il être compté…)
  • les clics sur vos liens internes (mots clés, barre laté­rale, liens dans l’article, etc.)

Vous pour­rez ainsi compa­rer avec les données que vous récol­te­rez ulté­rieu­re­ment, après refonte.

Effectuez une sauve­garde complète de votre blog et récu­pé­rez un plan complet du site (incluant toutes les pages, celles des fichiers médias incluses, si vous en faites usage). Vous en aurez besoin pour établir une corres­pon­dance exacte au niveau des liens entrants, depuis les moteurs de recherche et depuis les sites qui vous référencent.

Enfin, testez la rapi­dité de votre blog avec Pingdom par exemple. C’est un facteur impor­tant, surtout pour la navi­ga­tion depuis un termi­nal mobile.

La refonte du blog

4 – Choisissez les outils de la refonte

Avant de lancer les grands chan­tiers, c’est le moment de faire des choix concrets, pour l’hébergement, pour le moteur de blog éven­tuel­le­ment (mais vous avez choisi WordPress 😉), pour le thème, pour les exten­sions – en fait pour chaque point listé sur votre cahier des charges.

Si WordPress fait partie des nouveau­tés pour vous (vous pouvez très bien avoir un blog sous Medium, Ghost, Blogger, Tumblr, Movable Type, TypePad ou SquareSpace par exemple), il existe des outils pour migrer vos données. Et si par hasard vous avez décidé de quit­ter le monde merveilleux (même s’il n’est pas parfait) de WordPress, sachez que c’est incon­ce­vable que c’est impos­sible possible aussi, chaque plate­forme propo­sant ses propres outils d’import / export. Mais je ne pour­rais pas vous conseiller… et toc ! 😛

En aparté, si vous avez décidé d’un choix de plate­forme autre, et si la propriété de vos articles vous importe, lisez atten­ti­ve­ment les condi­tions géné­rales avant de vous enga­ger : certaines plate­formes s’approprient votre contenu, une fois migré, il leur appar­tient et ils peuvent en faire (plus ou moins) ce qu’ils veulent, donc par exemple le réuti­li­ser sans même avoir à vous consulter.

La première place de marché pour la recherche de thèmes et d’extensions, c’est bien évidem­ment le site wordpress.org avec plus de 5 000 thèmes (dont le thème par défaut en 2017, Twenty Seventeen) et plus de 50 000 exten­sions (même si toutes ne sont pas compa­tibles avec la dernière version de WordPress). 100% gratuit, des versions light de thèmes commer­ciaux qui permettent de tester avant d’acheter – et d’éviter ainsi les mauvaises surprises. Vous serez toujours à même d’acheter la version premium une fois le thème testé.

La deuxième place de marché sur laquelle on trouve des thèmes et des exten­sions de bonne facture, c’est Envato et ses sites dédiés Themeforest et CodeCanyon. Mais atten­tion ! La qualité y est très variable, on trouve de tout, de l’excellent au très mauvais pour ne pas dire médiocre. Les notes utili­sa­teurs, le nombre de ventes et les commen­taires vous permet­tront de vous faire une idée.

Pour les thèmes, prenez en compte la date de dernière mise à jour – si plus d’un an s’est écoulé depuis, il est probable que le thème ne soit plus main­tenu. De même pour les exten­sions, une exten­sion non compa­tible avec l’une des dernières versions de WordPress peut avoir été aban­don­née par son auteur. Vous risquez de rencon­trer des problèmes de compa­ti­bi­lité à plus ou moins long terme.

Si vous devez toucher au code du thème (au-delà de la feuille de style), vous avez le choix entre un éditeur avancé – atom est très promet­teur, de même que brackets – ou un éditeur inté­gré tel que AceIDE. Si vous utili­sez ce dernier éditeur, je vous recom­mande de désac­ti­ver et de suppri­mer l’extension dès que la refonte est termi­née.

5 – La refonte elle-même

Inutile de vous rappe­ler qu’il ne faut pas effec­tuer les modi­fi­ca­tions sur un site en produc­tion, surtout si elles sont rela­ti­ve­ment lourdes… mais je prends quand même sur moi de vous le rappeler.

Quand on parle de site en produc­tion, on parle du site prin­ci­pal que visitent les inter­nautes. Dans notre cas, du blog dispo­nible à l’URL habi­tuel­le­ment utilisée.

Deux solu­tions s’offrent à vous :

  • un site de test en ligne – c’est plus ou moins ce que proposent site­ground avec l’option One-click WordPress Staging dispo­nible pour l’offre GoGeekpressable.com et WP Serveur sur toutes leurs offres. Sur ces trois plate­formes, c’est un clonage de votre site qui vous est proposé, et vous avez la possi­bi­lité de passer le site ainsi cloné en produc­tion d’un simple clic.
    Plesk propose lui aussi de copier le site à des fins de clonage, si vous héber­gez votre blog sur un VPS, mais je n’ai pas utilisé cette option (j’aurais dû), je ne peux donc pas vous dire à quel point elle est simple ou pas à utili­ser.
    Si vous êtes sur une plate­forme qui ne propose pas ce service, vous pouvez par exemple créer un sous-domaine dédié à la refonte et passer l’ensemble en produc­tion une fois la refonte terminée.
  • Un clone installé sur votre ordi­na­teur (avec Local by FlyWheel par exemple). Vous aurez par contre à trans­fé­rer vos fichiers par FTP avec un logi­ciel tel que Filezilla, et votre base de donnée via PHPMyAdmin ou Adminer une fois la refonte terminée.

Au fur et à mesure de l’avancement de votre projet, commen­tez chaque point lors du démar­rage, en cours d’exécution et en fin d’exécution. Si un point vous pose problème, notez-le et véri­fiez bien en fin de refonte qu’il n’y a plus de problème.

6 – Vérifiez, vérifiez, vérifiez encore

Une fois la refonte termi­née, repre­nez la liste des actions à mener, la liste des actions menées, véri­fiez que rien ne vous a échappé (il y aura forcé­ment quelque chose qui va vous échap­per, au final, mais vous aurez limité la casse en cas de dysfonc­tion­ne­ment, en véri­fiant tout point par point).

7 – Effectuez une dernière sauvegarde

On n’est jamais assez prudent : mieux vaut avoir une sauve­garde de sécu­rité dont on ne se servira pas que de ne pas en avoir et d’en avoir besoin. C’est le prin­cipe des assu­rances : vous ne vous assu­rez pas parce que vous êtes certains d’avoir un acci­dent, la proba­bi­lité que vous en ayez un est d’ailleurs faible, mais si vous avez un acci­dent et que vous n’êtes pas assuré, c’est la catas­trophe en plus de la catastrophe.

Juste avant de passer votre nouveau blog en produc­tion, une sauve­garde complète s’impose (fichiers et base de données) au cas où vous auriez un problème – un plan­tage du serveur par exemple, tota­le­ment indé­pen­dant de votre volonté. Ou au cas où la nouvelle version du site ne satis­fe­rait pas à vos exigences une fois mise en service.

8 – Passez votre clone en production

Il faut se lancer, et c’est le moment crucial. En fonc­tion de votre héber­ge­ment, vous allez utili­ser le FTP et un gestion­naire de base de données (PHPMyAdmin est le plus répandu), ou cliquer su le bouton de mise en ligne du clone. Et voilà, votre blog en version x+1 est enfin en ligne !

Après la mise en ligne

9 – Vérifiez, encore, en détail

C’est le moment de tout passer en revue. Prenez votre check-list finale, vali­dez chaque point.

Parcourez votre blog dans tous les sens. Passez en revue chaque page, chaque article pour être certain de ne rien avoir laissé passer.

10 – Comparez les performances avant / après

Si vous avez suivi le conseil numéro 3, vous avez les statis­tiques et les perfor­mances de votre blog avant refonte.

Avez-vous gagné en termes de temps passé sur chaque page, de nouveaux visi­teurs, de fidé­li­sa­tion de votre lecto­rat, de taux de rebond, de taux de conver­sion si vous propo­sez un service ou un produit ?

Avez-vous gagné quelques (milli)secondes au char­ge­ment des pages ?

Si oui, vous avez atteint votre but. Sinon, il vous reste à iden­ti­fier les éven­tuels obstacles et à corri­ger la copie, rien n’est figé.

Pour la prochaine refonte

Pensez à garder les notes prises lors de la refonte, et à les mettre au propre si néces­saire : elles vous servi­ront pour la prochaine refonte, même si elle n’est pas prévue dans l’immédiat (en principe).

Et pour­quoi ne pas utili­ser ces notes pour un article, même si la théma­tique de votre blog ne concerne pas WordPress ? Votre expé­rience peut inté­res­ser d’autres blogueurs, et leur être utile.

Vous avez mené à terme un projet impor­tant, les leçons apprises vous servi­ront, peut-être même dans d’autres domaines (réno­ver une maison n’est pas si éloi­gné que ça de la refonte d’un blog, du moins dans l’esprit).

Avez-vous déjà parti­cipé à la refonte d’un site web, que ce soit le vôtre ou non ?

Certains liens de cet article sont des liens affi­liés, c’est à dire que si par exemple vous ache­tez un thème ou une exten­sion, ou si vous prenez un héber­ge­ment en les suivant, je touche­rai éven­tuel­le­ment une petite commis­sion, mais vous, vous ne paye­rez pas un centime de plus.

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