• Paru le 26 mai 2016

Protégez efficacement vos photographies sur internet

1662 mots - 7mn

Protégez efficacement vos photographies sur internet

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Vous mettez vos photo­gra­phies en ligne pour le plai­sir des yeux, et pour vous faire connaître. Il y a des lois répri­mant le vol de photo, mais elles ne dissuadent pas les pilleurs. Il est heureu­se­ment possible de limi­ter la casse. Nous allons voir comment.

Si vous mettez en ligne vos plus belles photos, c’est pour vous faire connaître, et pour parta­ger. Amateur ou profes­sion­nel de l’image, vous appré­ciez de montrer vos réali­sa­tions, vous n’appréciez pas autant qu’on vous pille sauva­ge­ment, ou que l’on se serve de vos créa­tions sur des sites illi­cites.

Alors disons le immé­dia­te­ment : la protec­tion parfaite n’existe pas.  En publiant vos photo­gra­phies, vous savez que vous vous expo­sez au vol d’image, inéluc­ta­ble­ment.

Mais ce n’est pas parce que la protec­tion parfaite n’existe pas qu’il ne faut rien faire, loin de là. La suite de cet article va abor­der diffé­rentes solu­tions, dont certaines peuvent être combi­nées, pour éviter de retrou­ver vos photo­gra­phies publiées sans auto­ri­sa­tion aux quatre coins du monde.

Première parade…

Indiquer le copyright dans les conditions générales

Et mena­cez les contre­fac­teurs… indi­quez que vous pour­sui­vrez les pilleurs pour toute photo publiée sans votre auto­ri­sa­tion.

Ce n’est pas très effi­cace, le pilleur se croit toujours plus malin, mais au moins, il ne peut pas dire qu’il ne savait pas en cas de pour­suites.

Plus effi­cace…

Réduire la taille de vos photographies

Même avec un smart­phone, la taille des photos que vous prenez est large­ment supé­rieure aux besoins de votre site web ; mes photos sont en 2592 x 1456 px, par exemple. Très bien pour impri­mer, pour affi­cher sur grand écran, pour voir les moindres détails.

Mais pour affi­cher sur inter­net, une réso­lu­tion full HD (1920 x 1080px) suffit ample­ment. Voire moins, à vous d’adapter en fonc­tion du thème WordPress que vous avez choisi, ou comment qu’il en soit de la réso­lu­tion du plus grand format utilisé sur votre site. Si vos photo­gra­phies s’affichent en 1280 x 720px, limi­tez la taille à cette défi­ni­tion.

Et une fois que vous avez réduit la taille, rédui­sez égale­ment le poids en passant par un service en ligne tel que tinyPNG. Je vous renvoie pour les détails à l’article Optimisez vos photo­gra­phies pour un affi­chage rapide.

Vous aurez déjà limité l’intérêt du vol pour une utili­sa­tion pure­ment commer­ciale, mais vos images seront toujours exploi­tables en ligne. Nous allons donc appli­quer d’autres solu­tions en complé­ment.

Autre parade simple à mettre en oeuvre…

Compliquer la tâche du pilleur

Le pilleur n’aime pas se compli­quer la vie. Désactivez le clic droit les images. Ne pas pouvoir acti­ver le clic droit, pour ouvrir un lien dans une autre page par exemple est contre‐productif, limi­tez cette tech­nique aux éléments sensibles de votre site. Et bloquez le « drag and drop » sous Firefox, qui lui permet­trait d’afficher la photo­gra­phie direc­te­ment dans le navi­ga­teur.

Vous avez déjà de quoi décou­ra­ger certains pilleurs, mais il y a toujours moyen de contour­ner les limi­ta­tions mises en place, ne serait‐ce que par copie d’écran. Et avec un bon logi­ciel tel que Photoshop, il est possible de retailler l’image voire d’en amélio­rer légè­re­ment la défi­ni­tion.

Il existe diverses méthodes pour bloquer le télé­char­ge­ment depuis votre serveur. Je ne les abor­de­rai pas ici, vu que la plupart d’entre vous utilise un CDN pour accé­lé­rer l’affichage de son site.

Nous allons utili­ser pour décou­ra­ger les plus aguer­ris des pilleurs une dernière tech­no­lo­gie, plus radi­cale…

Le marquage des images

Les termes de digi­tal water­mark ou tatouage numé­rique pour parler fran­çais ne vous sont certai­ne­ment pas incon­nus. Il existe des méthodes très fines de marquage, mais elles sont onéreuses et ne peuvent être mises en place sur un site web. Il s’agit d’un trai­te­ment séparé, dont vous n’avez proba­ble­ment pas besoin.

Mais il existe des solu­tions de marquage, que ce soit en CSS ou direc­te­ment sur l’image. La méthode utili­sant les CSS peut être faci­le­ment contour­née, nous ne l’aborderons donc pas.

Le marquage de l’image elle‐même est la solu­tion la plus radi­cale, et la plus diffi­cile à contour­ner : retrou­ver une image non marquée, d’une qualité qui la rend utili­sable par celui qui vous l’a indû­ment prise, est plus compli­qué, même si certains logi­ciels permettent d’obtenir de bons résul­tats.

Certains photo­graphes répugnent à l’utiliser, parce qu’elle déna­ture forcé­ment l’image. Mais voilà, il n’y a pas de solu­tion parfaite.

Nous allons donc voir comment marquer vos images elles‐mêmes, en utili­sant une deuxième exten­sion de dfac­tory : Image Watermark. Ce n’est pas la seule dispo­nible, mais c’est la seule qui permette gratui­te­ment de marquer les images avec un logo, et son utilité va bien au‐delà, puisqu’elle permet juste­ment de désac­ti­ver le clic droit de la souris sur les images, et de préve­nir le « drag and drop » de Firefox dont nous avons parlé plus haut dans l’article.

Installer et activer Image Watermark

Pour cet article, j’ai activé cette exten­sion, et j’ai « protégé » la photo­gra­phie à la Une en y appo­sant le logo du site. Deux clics, et on ne me la volera pas – même si c’est de fait une image sous licence CC0 (libre pour usage commer­cial, pas d’attribution requise).

Extension Image Watermark par dfactory

Extension Image Watermark par dfac­tory

Installation clas­sique, comme pour toute exten­sion WordPress : depuis le tableau de bord de bord de votre blog, cliquez sur Extensions > Ajouter, saisis­sez « image water­mark », vali­dez. L’extension et son magni­fique paysage autom­nal s’affichent en premier résul­tat. Un clic sur Installer main­te­nant, un clic sur Activer l’extension, et c’est terminé. Pas d’activation en ligne, tout se passe sur votre site. Mais il faut quand même s’occuper des réglages…

Réglages de l’extension

Dans le menu Réglages juste­ment, il y a une nouvelle entrée : Watermark. C’est ici que tout se passe, dans une page d’options longue comme un jour sans pain, mais bien conçue.

Vous note­rez immé­dia­te­ment que le marquage doit être activé, il ne l’est pas par défaut – et qu’il peut donc être désac­tivé. Un bon point, vous ne voulez peut‐être pas l’utiliser en perma­nence, sur toutes vos images. La deuxième option vous permet d’ailleurs d’activer un marquage manuel dans la biblio­thèque des médias.

De même vous avez une option, un peu plus bas, pour suppri­mer toutes les infor­ma­tions concer­nant l’extension quand vous la désac­ti­vez. Comme quoi, on peut propo­ser une exten­sion gratuite et propre. Question de volonté.

Puis vous choi­sis­sez les tailles d’images à marquer : il n’est pas vrai­ment utile de marquer les minia­tures, elle n’auront aucun inté­rêt pour nos pilleurs. Mais vous en avez la possi­bi­lité.

En suivant, vous avez le choix entre neuf empla­ce­ments pour marquer votre image. Pour un marquage effi­cace, je vous conseille le centre. L’image ne pourra pas être utili­sée après reca­drage, si quelqu’un vous la prend quand même.

Il faut, pour appli­quer un marquage, sélec­tion­ner l’image qui va servir à ce marquage. Votre logo, le nom de votre site, votre propre nom, à vous de choi­sir. Le meilleur tatouage sera effec­tué avec une image au format PNG avec des zones de trans­pa­rence, l’image sera entiè­re­ment visible, mais ne pourra pas être utili­sée telle quelle. Le but étant de proté­ger, pas de déna­tu­rer.

Une fois ces réglages effec­tués, vous pouvez descendre en bas de votre page d’options, acti­ver la protec­tion contre le clic droit sur les images et contre le « drag and drop » sous Firefox, et vali­der. Votre site est protégé.

Mais vous pouvez égale­ment affi­ner votre solu­tion de tatouage en utili­sant les autres options dispo­nibles sur la page des options de l’extension, dont la trans­pa­rence de l’image utili­sée pour marquer, ou la qualité de l’image. À vous de tester les diffé­rents réglages, si celui proposé par défaut ne vous convient pas.

Au niveau de la protec­tion, vous avez à ce stade mis en place une solu­tion effi­cace, mais vous pouvez enfin…

Chercher qui utilise vos images et sanctionner

Un site permet de le faire très faci­le­ment, et des milliards d’images sont déjà réper­to­riées ; il s’agit de TinEye, où vous cher­chez en télé­char­geant direc­te­ment votre image.

Et si vous trou­vez, vous sanc­tion­nez. Si vous adhé­rez à une société de droits d’auteurs, ils vous expli­que­ront comment faire, ou se battront pour vous obte­nir un dédom­ma­ge­ment.

Bien sûr, vous n’aurez pas la même réponse face à un site perso ou à un site asso­cia­tif que face à une entre­prise. Vous ne sanc­tion­ne­rez pas non plus de la même manière si la personne a laissé votre signa­ture, fait état de l’auteur, et celui qui a reca­dré ou s’est attri­bué nomi­na­ti­ve­ment l’œuvre – voire les deux.

Pour conclure

Il n’y a pas de solu­tion miracle. Votre créa­tion n’est à l’abri nulle part – pas même sur votre disque dur. Mais en acti­vant ces quelques solu­tions simples à mettre en œuvre, vous allez décou­ra­ger la majo­rité des pilleurs qui sinon utili­se­ront vos images sans même en avoir solli­cité l’autorisation.

Une dernière idée plus qu’une solu­tion, pour­quoi ne pas propo­ser quelques photo­gra­phies sous licence CC0 ? Cette approche en dissua­dera certains, respec­tueux de votre droit, d’autant que vous leur en « offrez » ne serait‐ce qu’une infime partie.

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